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FIRE WALK WITH ME

ART

FIRE WALK WITH ME

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Qui mieux que David Lynch connaissait la composition du destin ?

Certains d’entre nous, les humains, n’ont pas besoin des mathématiques pour être imprégnés du savoir sensible du mystère de l’existence. Les autres appellent ce don universel et éternel – le Génie.

Non, David Lynch n’était pas un surréaliste ! Cependant, son réalisme, tissé de rêves, de dépersonnalisations, de paranoïa, de désir, de violence, trempé dans la relativité de l’espace-temps, auxquels nous faisons face dans nos vies quotidiennes sans vouloir le reconnaître, était tellement menaçant pour la linéarité matérielle du monde que nous avons construit, que nous nous sommes empressés de le disqualifier, le rangeant rapidement hors des conventions de notre « normalité » quotidienne.

Non, le délire n’est pas un désordre. Au contraire, c’est un ordre supérieur auquel nous n’avons pas tous accès. C’est pour cela que nous ne regardons pas, n’écoutons pas et n’avons pas de temps pour mieux comprendre nos Elephant Mans  que nous tuons à petit feu.

C’est un grand feu qui a effacé à jamais une partie des lumières d’une des villes les plus mythiques, transcendantales et éphémères  que notre civilisation humaine ait construites. Comme dans une tragédie grecque, la phrase « Fire walk with me » avait déjà dessiné la destinée inéluctable de cet Achille des temps modernes qu’était David Lynch.

Silencio, Maître…

 

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